La varanga : un plat typique malgache préparé pour les fêtes

La varanga : un plat typique malgache préparé pour les fêtes

juillet 25, 2018 0 Par VoyageMadagascar

Ce met typiquement malgache à base de filet de zébu émincé, peut se référer au bœuf Bourguignon français, hors il ne se fait pas mijoter dans du vin.
Pendant le VXI ème siècle le Roi Ralambo a introduit la consommation de la viande de zébu. Ce met est devenu un plat malgache réputé après le « Ravitoto sy Henakisoa » (feuille de manioc mâché accompagné de viande de porc riche en glucide). Selon les malgaches, un plat riche en glucide est signe d’un repas succulent et fait preuve de richesse. Autrement dit c’est une fierté de préparer un plat comme celui-là.

La préparation de se plat typique malgache

La Varanga se prépare à partir du filet de zébu bien tendre et bien gras ! oui bien gras, les malgaches adorent le gras de la viande. On y ajoute un peu d’huile et de l’eau en quantité suffisante. L’assaisonnement se fait avec des échalotes et des épices, certains l’accompagne aussi de légume poché.
Auparavant, la viande de zébu pour préparer la Varanga se coupait en gros morceau, et on la laissait mijoter avec de l’huile, mais sans sel pendant 2 jours et 1 nuit. Le tout était cuit dans une marmite en terre cuite au feu doux et feux de bois, afin d’obtenir une chair bien tendre et juteuse.
La Varanga est surtout présente dans les moments festifs. Très souvent cuisiné sur les Hautes Terres pendant le Fandroana** (fête de bain sacré qui représentait le nouvel an autrefois). A l’époque, la Varanga était soigneusement préparé par les femmes. Cela prenait des heures aux épouses d’effiler une par une les fibres de la viande afin d’obtenir la chair tendre.

La Varanga aujourd’hui

De nos jours, grâce au nouveau petit électroménager, la préparation de la Varanga a bien changé. Avec un autocuiseur ou une cocotte-minute, on gagne énormément de temps et d’énergie. Il faut compter environ 3 heures pour préparer cette recette délicieuse. On y ajoute également un peu plus d’ingrédients qu’on ne trouvait pas facilement à l’époque. La viande est toujours coupée en gros morceau, accompagnée de poivre vert ou baie rose, quelques gousses d’ails pour relever le gout et un peu d’huile de tournesol.
Le plat est évidemment accompagné de riz blanc (connu comme le riz de luxe) ou de riz rouge, plutôt consommé dans la campagne pour ces apports nutritifs et son prix bon marché. Les légumes sont toujours appréciés, la meilleure manière est de les cuisiner dans une poêle avec un peu d’épices pour retrouver un gout homogène.